Conversation avec Jacques Villeglé

19.03.2019
Conversation avec Jacques Villeglé — Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois

Jacques Villeglé, Bas-Meudon, septembre 1990, 1990

La série du minitel rose revêt-elle une signification particulière pour le Lacéré Anonyme?
L’affiche que je choisis est une surprise au coin de la rue. Les historiens sociologues de l’art s’y intéresseront certainement. Goya n’a pas donné d’explication du tournant de son style.

Comment percevais-tu le contexte artistique et sociétal à la fin des années 80 au moment de l’émergence de ces affiches ?
Un piétinement. Si je me souviens bien, vingt ans auparavant, un critique avait intitulé un article « La Fin des ismes ».

Ces œuvres, en 2019, les trouves-tu subversives ? le contexte 20 ans après leur création a beaucoup changé… Comment le perçois-tu ?
Je parlerais plutôt de défoulement que de subversion. Dans le XXe arrondissement, j’ai vu quelques affiches de ce genre. Les palissades furent très vite nettoyées par le maire de l’arrondissement.

« Jeune, Gay et Impudique »… Georges-Philippe t’a proposé ce titre… qu’en as-tu pensé ?
Une provocation humoristique.

Cette exposition est celle de l’anniversaire de 20 ans de collaboration avec la galerie. Cela t’inspire quoi ?
Un regret d’avoir vu la fin de l’affiche illustrée et qu’avec la diversité de mon œuvre, j’ai réalisé ce que je prévoyais en 1949.

Quels sont tes projets actuels ?
On en reparlera lorsqu’ils seront visibles.


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