Jeff Mills

Né en 1963 à Détroit (USA)

Vit et travaille à Chicago (USA) et Paris (France)

Jeff Mills est une figure incontournable et emblématique de l’histoire de la musique électronique. Né en 1963 à Détroit, il n’a pas encore vingt ans quand il mène dans sa ville natale six émissions radio hebdomadaires. A l’époque, il mixe New Wave, musique industrielle, Electro-Pop, Techno de Détroit et House de Chicago. En 1988, il entre dans la production musicale en fondant «Final Cut» avec Tony Srock, qu’il quittera en 1990 pour fonder avec Mike Banks – autre figure emblématique de Détroit – le collectif mythique : «Underground Resistance». Souhaitant développer une expérience esthétique plus personnelle, il crée en 1992 son propre label «Axis Records» et collabore avec le label «Trésor» de Berlin. La musique de Mills pour le grand public est minimale, obsessive et percutante. En parallèle, ses propres compositions sont plus proches d’une musique symphonique ou des musiques de films souvent inspirées de l’univers de la science fiction. Naturellement, à partir de 2000, le travail de Jeff Mills ne cesse de fusionner l’image et le son. Cette même année, il compose et présente au Centre Pompidou une partition originale pour la bande sonore du film muet Metropolis de Fritz Lang. En 2001, dans le cadre du festival Sonar de Barcelone, il présente une installation Mono dédiée au film de Kubrick 2001, A Space Odyssey. En 2004, le premier DVD de son label Axis The Exhibitionist lui permet d’approcher la production vidéo. Au même moment, Pioneer met à sa disposition une nouvelle machine lui permettant de manipuler simultanément l’image et le son. Désormais, les interventions de Jeff Mills, comme celle pour la «Nuit Blanche 2004», s’inscrivent clairement dans un nouveau type de performance, très différente à la fois de celle du DJ traditionnel ou de l’artiste vidéaste. L’artiste multiple, joue et crée un registre hybride mêlant à la fois des expériences sonores, visuelles et physiques. En 2005, quand MK2 lui propose de composer et d’éditer la bande sonore de Three Ages, premier long métrage muet réalisé par Buster Keaton en 1923, l’artiste crée une série de six oeuvres vidéo présentées pour la première fois à la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois à Paris, puis au «Rendez-Vous Vidéo» du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Suivant l’idée de fragmentation des corps et des gestes de Buster Keaton, modelant sa propre bande sonore, Jeff Mills utilise l’image comme une banque de données au même titre qu’il modèle son propre répertoire sonore. En 2005, ses recherches se concentrent autour du personnage de Joséphine Baker avec une première série d’oeuvres vidéo intégrant des compositions sonores inspirées des mouvements de la danseuse. Ces oeuvres seront présentées au Grand Palais. Ce même été, Mills réalise un concert exceptionnel avec l’Orchestre National de Montpellier, sous la direction du compositeur René Koering fusionnant musique électronique et symphonique. En 2008, il présente au Centre Pompidou l’installation video Critical Arrangements dans le cadre de l’exposition Le Futurisme à Paris : une avant-garde explosive. En 2009, la Cinémathèque française lui propose une collaboration autour du film muet The Cheat (Forfaiture) de Cecil B.DeMille, et autour de l’univers d’Eisenstein. L’expérience se poursuit en 2011 avec le film de Fritz Lang La Femme sur la lune. N’abandonnant jamais le mix et le contact avec le public, multipliant les productions musicales, Jeff Mills est aussi engagé dans un processus de création de nouvelles oeuvres dont les multiples facettes sont toutes profondément ancrées dans notre temps.


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